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Mobilité, humanitaire, solidarité internationale, locale : KESAKO

 
 

Partir / Revenir - éthique pour le Cridev c’est aborder la question des mobilités notamment par le prisme des personnes qui partent
de France pour aller explorer le monde : avec quel bagage idéologique, culturel, historique ... et surtout pour faire quoi ?

Tout d’abord, ne pas nuire :

ne pas faire de tort ici comme là-bas : « Des moustiquaires destinées à protéger contre la malaria utilisées comme des filets à poissons ; des étudiants transformés en aides-chirurgiens des cahiers et des crayons collectés et envoyés sur le continent africain…  »

D’abord, réfléchir.

Ne pas se lancer dans un tel projet sans réflexion, c’est le premier point. Il y aura toujours un intérêt personnel : le goût de l’aventure, de la découverte, de l’altruisme. Mais rien n’empêche d’avoir des motivations qui restent honnêtes, humbles et réalistes, reconnaissant nos limites quant à notre rôle en terrain inconnu.


Il ne faut pas non plus hésiter à repenser son voyage, voire à s’impliquer d’une autre façon : voyages écoresponsables, initiatives locales, rencontres avec des personnes ressources ici sur son territoire de vie. Bien souvent, le rôle d’un citoyen qui ne souhaite pas nuire réside dans celui d’un observateur éveillé. Pourquoi faire quelque chose à l’étranger : « vacciner, faire des points de suture ou accoucher des bébés, construire un bâtiment, enseigner le français ou l’anglais » - alors qu’il nous est impossible de le faire ici, sans une formation adéquate ?

Puis, se donner les outils nécessaires.

Un programme de formations pré-départ, basé sur plusieurs points :

Ethique et légitimité : dans quelle mesure ce que je veux faire là-bas ne va pas plus nuire qu’autre chose ? Est ce que je connais réellement mon territoire d’accueil ?
Avec qui je pars ? Qui vais-je rencontrer ? En tant que qui je souhaite partir ? Pourquoi ?

Fantasme et réalité : Il s’agit de faire du lien entre projet fantasmé et réalité complexité du terrain.

« J’ai toujours rêvé d’aller en Inde, j’aime la nourriture et les danses et puis ça va me faire du bien pour me rendre compte de la chance que j’ai ici, par rapport à la pauvreté ».
Non, on ne rencontre pas des danses, de la nourriture, des pauvres, un folklore. On rencontre des personnes, on se met en relation avec elles et c’est dans cette relation – observateur éveillé- que le voyage se fait.

Là-bas et ici : Partir / revenir - éthique au Cridev s’est aussi aborder la question des mobilités pas seulement par le prisme des personnes qui partent de France pour aller explorer le monde mais aussi par celui de celles qui partent d’autres pays pour venir en France. C’est donner à chacun la possibilité de (dé)construire son sens critique, sa réflexion de citoyen du monde engagé. C’est se poser la question : pourquoi un burkinabé mettra des mois à obtenir un visa pour venir en France , s’il l’obtient , sans parler de l’argent que cela lui coûtera, pendant que nous distribuons des bourses de voyages pour aller construire des puits dans des pays des suds. </p

Enfin, une séance au retour doit démêler apprentissages, expériences et réflexions.

Elle passera par le module revenir éthique autour de la valorisation des compétences liées à l’expérience de mobilité. Débriefer à chaud, à froid, conscientiser et réinvestir son voyage dans un parcours pro et perso.
Alors, si vous êtes toujours intéressés par un projet à l’international, nous vous lancerons les questions suivantes : avez-vous le niveau de compétences approprié pour les tâches qui vous seront confiées ? Connaissez-vous bien les objectifs de l’organisme qui vous encadrera avant votre départ, une fois sur place, et à votre retour ?

Et surtout : En tant que qui partez-vous ? Apprenti médecin ? Maitresse d’école stagiaire ? Puéricultrice en formation ? ou pourquoi pas en tant que touriste responsable, complice, partenaire des luttes portées par les populations qu’il va rencontrer là-bas et témoin ici.

Dans l’optique d’une société plus juste, nous ne pouvons plus être les seuls à s’y enrichir : il nous faut partager, et ce, tout d’abord, sans nuire.

Vidéos :

Les radiateurs en Afrique :

Aider oui mais pas n’importe comment- Entretiens d’embauches